Jean Tinguely
(1925 – 1991)œ
« Avec des actions comme sa soirée Cyclo-Matic, Art, Machines, and Motion (1959) à Londres et Homage to New York (1960), qui présentent aussi des éléments d’un happening – comme cela a été défini par le fondateur du happening Allan Kaprow dans son livre Assemblage, Environments & Happenings -, Tinguely évolue parmi les pionniers de l’art de la performance en Europe. » Pontus Hulten, Jean Tinguely – « Méta », Paris, 1973, p. 107
Avec ses machines autodestructrices, Tinguely défriche un nouveau champ entre la sculpture et la performance. Le 17 mars 1960, Homage to New York secoue les jardins du MoMA. Tinguely y utilise pour la première fois des matériaux impalpables comme la lumière, l’air, l’eau, le feu et la fumée, en plus des moteurs, roues de vélos et de poussettes, ballon-sonde, tubes d’acier, un piano et d’autres vieux objets. La sculpture comporte un système d’une centaine de processus. Le 21 mars 1962, Tinguely présente Study for an End of the World no.2, à Jean Dry Lake dans le désert du Nevada, au sud de Las Vegas. L’opération est filmée et diffusée dans le David Brinkley’s journal, sur NBC, le 4 avril 1962. Les agences de presse AP et UPI, Le Saturday Evening Post, Time, Life sont aussi présents. Cette performance de fin du monde nécessite un convoi d’une dizaine de camions contenant du matériel, de 100 bâtons de dynamite et 20’000 pièce d’artifice. La Vittoria, phallus monumental dressé devant la cathédrale de Milan en novembre 1970, qui « éjacule » de feux d’artifice et de feu, est une autre action mémorable. Tout comme Le Transport, un défilé « sauvage » de machines dans les rues de Paris, le 13 mai 1960, entre son atelier de l’impasse Ronsin à la Galerie des 4 Saisons pour son exposition.
Quelques expositions solo de son vivant: Musée d’art et d’histoire, Fribourg (1991) ; Maison centrale des artistes, Moscou (1990) ; MNAM Centre Pompidou, Paris (1988) ; Centre culturel suisse, Paris (1987); Stedelijk Museum, Amsterdam (1983 et 1973) ; Kunsthaus, Zurich ; The Tate Gallery, Londres (1982) ; Kunstmuseum, Bâle (1976) ; MoMA, New York (1975) ; Louisiania Museum, Humlebaek (1973) ; Moderna Museet, Stockholm (1972) ; Centre national d’art contemporain, Paris (1971) ; Museum of Contemporary Art, Chicago (1968) ; Minami Gallery, Tokyo (1963) ; Museum Haus lange, Krefeld (1960)
Et quelques collectives : Visionäre Schweiz, Kunsthaus Zurich (1991) ; Biennale de Paris (1985, 1982) ; Paris-New York, MNAM Centre Pompidou , Paris ; Documenta 6 , Kassel (1977) ; Les machines célibataires, Kunsthalle Berne, Biennale de Venise et tournée Europe (1975-1977) ; Pittsburg International, The Carhegie Institute, Pittsburg (1970, 1967) ; Expo 70, Osaka (1970) ; The Machine as seen at the End of the Mechanical Age, MoMA, New York (1968) ; Documenta 4, Kassel (1968) ; Expo 67, Montréal (1967) ; Biennale de Sao Paulo (1965) ; Documenta 3, Kassel ; Biennale de Venise; Expo 64, Lausanne (1964); Dylaby: dynamissch labyrint, Stedelijk Museum, Amsterdam (1962) ; The Art of assemblage, MoMA, New York (1961)